Document destiné aux professionnels de santé

Le circuit Stitch Santé, de A à Z.

Chez Stitch, l'outil propose et le médecin décide : aucune ordonnance n'existe, aucun résultat n'est commenté à un patient, tant qu'un praticien ne l'a pas examiné, corrigé ou refusé.

Stitch Santé est une plateforme française de prévention et de micronutrition dans laquelle le médecin n'est pas une caution, mais un verrou. Le patient remplit un questionnaire d'anamnèse détaillé ; un moteur en déduit une proposition d'ordonnance d'analyses, cotée à la nomenclature (NABM), en séparant clairement ce qui est remboursable de ce qui reste à charge. Cette proposition reste à l'état de projet tant qu'un médecin ne l'a pas reprise : il valide, modifie, retire des lignes, refuse, ou convoque le patient. La prise de sang est réalisée dans un laboratoire de biologie médicale ordinaire, sur ordonnance signée. Les résultats sont ensuite relus sur une fenêtre de référence ajustée au profil — âge, sexe, traitements, antécédents — chaque seuil étant rattaché à sa source et à son niveau de preuve, y compris quand ce niveau est faible. Une visio de 15 à 20 minutes conclut le parcours. Le fondateur n'est pas médecin : c'est précisément pour cela que rien ne sort de l'outil sans signature médicale.

Le parcours, étape par étape

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Anamnèse structurée

Le patient répond ; la plateforme structure. Aucun médecin n'intervient encore.

Le patient remplit en ligne un questionnaire adaptatif : motif, antécédents personnels et familiaux, traitements en cours, habitudes de vie, symptômes, statut hormonal. Les questions s'ouvrent ou se ferment selon les réponses, pour éviter les formulaires-fleuves sans contenu. Le résultat est un dossier lisible en quelques minutes, pas une liste de cases cochées : il dégrossit le factuel pour que le temps médical se passe ailleurs.

2

Proposition d'ordonnance d'analyses

Deux questionnaires, deux propositions — et vous recevez le delta entre les deux.

À partir de l'anamnèse, le moteur établit une proposition de bilan biologique, ligne par ligne, avec pour chacune la justification tirée du profil, la cotation NABM et la distinction entre ce qui est pris en charge et ce qui reste à charge du patient. Le document porte explicitement la mention qu'il s'agit d'une proposition non prescriptive. Le patient ne peut ni l'imprimer, ni la présenter à un laboratoire.

La proposition est calculée deux fois. Une première version sort de l'anamnèse courte ; une seconde est recalculée après le questionnaire approfondi, quand on connaît le poids, les traitements réels et les antécédents. C'est cette seconde version qui vous parvient — accompagnée du delta : les lignes ajoutées, les lignes retirées, et la raison de chaque mouvement. Vous ne jugez donc pas une liste tombée du ciel, vous voyez le raisonnement se déplacer, et vous tranchez sur du concret. Le moteur applique aussi le principe de cascade : les analyses de deuxième ligne — T4 libre, T3 libre, anticorps anti-TPO — ne sont jamais prescrites d'emblée. Elles sont annoncées au patient comme conditionnelles, et ne deviennent une prescription que si le marqueur amont sort de ses bornes. Un marqueur général normal arrête la chaîne, et rien de plus n'est facturé.

3

Validation médicale — le point de bascule

Le médecin décide seul : il valide, modifie, retire, refuse ou convoque.

Le médecin reçoit le dossier complet et la proposition. Il peut supprimer des lignes qu'il juge inutiles, en ajouter, refuser l'ensemble, ou estimer que le patient relève d'une consultation présentielle et le réorienter. La téléconsultation est un acte médical réel au sens des articles L6316-1 et R6316-1 du code de la santé publique : c'est le praticien, et lui seul, qui apprécie la pertinence du recours à distance (R6316-2). Sans sa signature, le parcours s'arrête ici.

4

Prise de sang en laboratoire de biologie médicale

Le patient choisit son laboratoire ; le laboratoire réalise et rend les résultats.

Le patient se rend dans le laboratoire de son choix, avec une ordonnance ordinaire signée par le médecin. Aucun laboratoire partenaire imposé, aucun prélèvement à domicile improvisé, aucun test alternatif : de la biologie médicale française classique, avec la part remboursée par l'Assurance maladie qui l'est. Les résultats sont rendus au patient dans les conditions habituelles.

5

Recalibrage des résultats sur le profil

Le moteur relit et met en perspective. Il ne conclut pas, il n'alerte pas le patient seul.

Chaque valeur est repositionnée sur une fenêtre de référence tenant compte de l'âge, du sexe, du statut hormonal, des traitements et des antécédents — une B12 à 260 ng/L n'a pas le même sens chez un patient sous IPP et metformine que chez un adulte jeune sans traitement. Chaque seuil affiché renvoie à sa référence (PubMed, EFSA, ANSES, HAS, OMS) et à une mention honnête du niveau de preuve, y compris lorsque la fenêtre proposée est défendable mais non consensuelle. Des garde-fous de sécurité bloquent en amont toute suggestion inadaptée : vitamine K sous AVK, magnésium en cas de risque rénal, fer chez l'homme à risque de surcharge.

6

Visio médecin de 15 à 20 minutes

Le médecin explique, arbitre, décide de la suite. Le patient n'a jamais l'interprétation avant lui.

Le médecin reçoit le dossier consolidé : anamnèse, biologie, lecture recalibrée, points d'attention. Il déroule la consultation à sa façon, retient ou écarte les propositions du moteur, et formule ce qu'il juge utile. C'est aussi le moment où l'humain reprend toute sa place : une biologie normale chez quelqu'un d'épuisé peut renvoyer au sommeil, au stress, au rapport à l'alimentation — la biologie ne suffit jamais, et le portfolio ne prétend pas le contraire.

7

Suite du parcours et retour vers le soin

Le médecin fixe la suite ; la plateforme se contente d'exécuter et d'archiver.

Le médecin décide s'il y a lieu de recontrôler, quand, et sur quels marqueurs ; s'il faut orienter vers un spécialiste, vers le médecin traitant, ou vers une consultation longue en cabinet. Un compte rendu est déposé dans l'espace du patient, qui est encouragé à le transmettre à son médecin traitant. Le patient reste dans la chaîne de soin : Stitch en est un maillon documenté, jamais une sortie de route.

Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne posons aucun diagnostic et ne prescrivons rien. Le moteur produit des propositions et des mises en perspective ; l'acte médical, la prescription et la décision appartiennent entièrement au praticien.
  • Nous ne demandons jamais de signer une ordonnance sans dossier. Pas de validation en série, pas d'ordonnance pré-remplie à tamponner : le médecin dispose de l'anamnèse complète et peut modifier ou refuser. L'article R4127-28 sur les certificats de complaisance est une ligne que le circuit est conçu pour ne pas approcher.
  • Nous ne touchons pas aux médicaments. Le parcours ne comporte que de la biologie médicale standard et du conseil nutritionnel — aucune prescription médicamenteuse, aucune modification de traitement en cours proposée par l'outil.
  • Nous ne commissionnons aucun médecin sur des ventes. Le praticien est rémunéré à l'acte médical, jamais au produit. Aucun partage d'honoraires (L4113-5), aucun compérage (R4127-23) : les compléments alimentaires sont volontairement au second plan du modèle et ne conditionnent aucun revenu du médecin.
  • Nous ne sortons jamais du périmètre de la micronutrition. Le catalogue est fermé par écrit : biologie de micronutrition, marqueurs métaboliques et bilans standard. Nous ne proposons ni exploration de l'hémostase (TP/TCA, facteur Willebrand), qui relève d'un contexte pré-opératoire, ni sérologie infectieuse — VIH, hépatites, IST — qui relève d'une démarche diagnostique et d'un colloque singulier. Ces examens ne peuvent pas être proposés par le moteur, et aucun résultat de cette nature n'entre donc jamais dans nos systèmes. Cette limite est une règle testée, pas une intention.
  • Nous n'utilisons aucun test non validé. Pas de scan de la main, pas de bio-impédance interprétative, pas de bilan de terrain non reconnu : uniquement des dosages effectués en laboratoire de biologie médicale. Le projet est né en réaction à ces pratiques.
  • Nous ne faisons aucune allégation thérapeutique ni promesse de résultat. Rien dans le parcours ne prétend soigner, guérir ou traiter, et aucun contenu ne décourage un patient de consulter — au contraire, la réorientation vers le médecin traitant est intégrée au circuit.
  • Nous ne remplaçons pas le médecin traitant ni l'examen clinique. Quand un patient relève d'un examen physique ou d'un suivi rapproché, le circuit doit le sortir de la plateforme, pas le retenir.
  • Nous ne présentons pas nos tests internes comme une validation clinique. Le moteur a été éprouvé sur 14 profils avec un taux de cohérence de 93 % et zéro erreur de sécurité, mais ce contrôle est interne et automatisé : ce n'est pas une validation médicale, et c'est précisément ce que nous venons chercher auprès des praticiens.
  • Nous ne verrouillons personne. Aucune exclusivité, aucun volume imposé, aucune clause interdisant de s'arrêter. Un médecin qui juge le dossier insuffisant doit pouvoir refuser sans discussion.

Ce que ça change pour vous, praticien

Du temps médical net

Le dossier arrive fait : anamnèse structurée, biologie déjà réalisée, lecture recalibrée, points d'attention signalés. Il ne reste que l'acte — 15 à 20 minutes de médecine, sans recueil à dérouler de zéro, sans compte rendu à construire, sans rendez-vous à gérer. C'est le travail invisible qui disparaît, pas le temps clinique.

Une rémunération lisible, à l'acte

L'honoraire de la consultation est fixé par le médecin, facturé en son nom et réglé directement par le patient : il ne transite jamais par Stitch, qui n'y prélève rien. Rapporté à l'heure, sur des dossiers préparés, c'est un temps médical mieux valorisé qu'une consultation construite de bout en bout. La rémunération est un honoraire d'acte médical, jamais une commission.

Zéro administratif

Pas de prise de rendez-vous à assurer, pas de rappels, pas de relances, pas de gestion des no-show, pas de facturation à monter. Le médecin ouvre les créneaux qu'il veut, quand il veut — deux par semaine suffisent pour commencer — et ne voit que des dossiers complets.

Un contrôle total, sans restriction

Le praticien voit l'intégralité du dossier avant toute décision. Il peut modifier l'ordonnance proposée, la réduire, la refuser, convoquer le patient en présentiel ou le réorienter vers son médecin traitant. Son indépendance professionnelle (R4127-5) n'est ni contractuellement ni techniquement limitée : aucune règle de la plateforme ne peut le contraindre à valider.

Un cadre juridique écrit, pas improvisé

Le circuit s'appuie sur des textes identifiés et cités : télémédecine (L6316-1, R6316-1 à R6316-3, décret du 13/09/2018), secret médical et partage d'informations (L1110-4), hébergement de données de santé (L1111-8), indépendance et déontologie (R4127-5, R4127-23, R4127-28), partage d'honoraires (L4113-5). Ce dossier est remis par écrit et soumis à un avocat en droit de la santé ; l'analyse sera transmise aux médecins partenaires avant tout engagement.

Une transparence scientifique falsifiable

Les 12 marqueurs recalibrés (vitamine D, ferritine, TSH, CRP, magnésium érythrocytaire, B12, folates, zinc, homocystéine, vitamine K, HbA1c, testostérone) sont documentés seuil par seuil, avec la référence et une appréciation honnête du niveau de preuve. Là où la fenêtre proposée n'est pas consensuelle, c'est écrit. Tout seuil contesté avec une référence est corrigé.

Ce que nos données disent — y compris contre nous

Nous ne vous demandons pas de nous croire sur parole. En août 2026, nous avons passé notre propre moteur au crible des données publiques du CDC américain (NHANES) — trois cycles indépendants, 16 364 adultes de 18 à 79 ans. Question posée : parmi des personnes dont chaque marqueur est dans l'intervalle de référence de son laboratoire, combien notre moteur reclasse-t-il ?

86 – 100 %des adultes « tout normal au laboratoire » ressortent avec au moins une ligne signalée par notre moteur — en moyenne 1,5 à 3,1 lignes.

Nous publions ce chiffre parce qu'il nous met en cause autant qu'il nous sert. Il dit deux choses à la fois : que l'écart entre « normal » et « optimal » est réel et mesurable, et que nos fenêtres sur-signalent. Les deux lectures sont vraies, et nous ne diffusons jamais l'une sans l'autre.

MarqueurFenêtre StitchReclassés parmi les « normaux labo »
25-OH vitamine D50 – 70 ng/mL88 – 91 %
Ferritine60 – 120 µg/L67 – 69 %
CRP0 – 1 mg/L55 – 62 %
Folates sériques30 – 45 nmol/L55 – 61 %
Zinc plasmatique13 – 18 µmol/L48 – 49 %
HbA1c4,5 – 5,4 %29 – 30 %
TSH0,5 – 2,5 mUI/L16 %

Le résultat survit aux analyses de sensibilité : en retirant la vitamine D et les folates — les deux fenêtres les plus discutables — il reste entre 86 et 91 %. Et la TSH montre qu'une fenêtre bien calibrée est possible : c'est donc un problème de réglage, pas d'architecture. C'est exactement là que nous avons besoin de votre avis.

Ce que l'étude a corrigé chez nous

Elle a mis au jour un défaut sérieux : notre proposition d'ordonnance annonçait le magnésium érythrocytaire en mmol/L — l'unité rendue par les laboratoires français — tandis que le moteur de lecture ne savait l'interpréter qu'en mg/L, sans conversion possible. Une valeur saisie telle quelle produisait une carence sévère fictive, systématiquement. Corrigé le 11/08/2026. Nous le racontons parce que c'est précisément ce que doit produire un contrôle honnête.

Ce que l'étude ne prouve pas

Elle ne prouve ni que les personnes reclassées ont un problème de santé, ni que corriger un marqueur améliore quoi que ce soit. Corriger un chiffre n'est pas un bénéfice de santé — trois grands dossiers le rappellent : homocystéine (71 422 patients), TSH subclinique (2 192), sélénium et anti-TPO (412). Cette étude compte un désaccord ; elle ne le tranche pas.

Limites, énoncées par nous : population américaine et non française (farine enrichie en folates, statuts en vitamine D différents) · analyse non pondérée, sans plan de sondage, donc sans intervalle de confiance · intervalles de référence « usuels » posés par nous et non relevés sur des comptes rendus réels · effectifs composites faibles (14 à 186) · deux marqueurs de notre panel absents de NHANES (magnésium érythrocytaire, homocystéine) · analyse inflammatoire non ajustée sur l'âge, le sexe et la corpulence. Le script et les résultats bruts sont fournis sur demande, rejouables en une commande.

Ce que nous venons chercher auprès de vous. Une réplication française — sur les cohortes Constances ou Esteban, ou sur des bilans de votre patientèle anonymisés et consentis — exige un investigateur médecin. C'est ce rôle que nous cherchons, et il vient avec la publication. La suite logique est un essai randomisé chez des adultes fatigués depuis plus de trois mois à bilan normal, avec un score de fatigue validé comme critère de jugement principal — jamais la normalisation d'un marqueur.

Les conditions, en toute transparence

Les conditions sont volontairement simples et sans zone d'ombre. L'honoraire de la visio est fixé librement par le médecin, facturé en son nom et encaissé directement par lui : Stitch ne prélève rien sur l'acte médical et ne fait transiter aucun honoraire par ses comptes — le modèle ne repose pas sur une part de l'honoraire médical. La prestation d'accompagnement Stitch est facturée séparément, à son prix public. Les tarifs des offres (formule Stitch 30 €, accompagnement long 100 €/an) sont publics et ne comportent aucune commission sur des ventes de compléments. Le démarrage se fait par un pilote de cinq dossiers : le médecin juge sur pièces la qualité de l'anamnèse, la pertinence des propositions d'ordonnance et la lisibilité des bilans, puis décide s'il continue. Aucune exclusivité, aucun volume minimum, aucun contrat-cadre, aucune durée d'engagement : le médecin ouvre les créneaux qu'il souhaite et peut s'arrêter du jour au lendemain, sans justification et sans pénalité. La rémunération est un honoraire d'acte médical versé au praticien ; il n'existe aucun partage d'honoraires ni aucune rétribution liée à un produit vendu. Le dossier juridique complet, une fois l'analyse de l'avocat en droit de la santé reçue, est transmis avant toute formalisation.

Essayer l'outil de préparation d'ordonnance — le moteur tourne entièrement dans votre navigateur : aucune donnée n'est transmise ni conservée.

Les questions que vous vous posez

Qui porte la responsabilité de l'ordonnance et de la consultation ?

Le médecin, comme dans tout acte de télémédecine — et c'est pour cette raison que le circuit lui donne un pouvoir total et jamais un rôle d'approbateur. Il dispose de l'anamnèse complète avant toute décision, peut modifier ou refuser la proposition, et peut interrompre le parcours à tout moment. La plateforme ne prescrit rien, ne signe rien, et ne peut pas passer outre un refus. La pertinence du recours à la télémédecine relève du seul professionnel médical (article R6316-2). En pratique, le périmètre reste étroit : biologie médicale standard et conseil nutritionnel, sans prescription médicamenteuse.

Ma RCP couvre-t-elle cette activité ?

L'activité correspond à de la téléconsultation exercée dans le cadre légal de la télémédecine, généralement couverte par les contrats de responsabilité civile professionnelle des médecins libéraux. Nous ne nous substituons pas à votre assureur : la démarche que nous recommandons est de déclarer l'activité de téléconsultation à votre assureur RCP et d'obtenir sa confirmation écrite avant le premier dossier. Nous fournissons pour cela une description précise du circuit, du périmètre des actes et des outils utilisés.

Est-ce que cela pose un problème vis-à-vis de l'Ordre — compérage, partage d'honoraires, indépendance ?

Ce sont les trois points que nous avons examinés en premier. Le médecin est rémunéré à l'acte médical et jamais sur des ventes : il n'existe aucune commission produit, et les compléments alimentaires sont délibérément au second plan du modèle, ce qui écarte le compérage visé par l'article R4127-23. Il n'y a pas de partage d'honoraires : vos honoraires vous reviennent, la plateforme se rémunère sur ses propres prestations, dans le cadre prévu par l'article L4113-5 qui exclut expressément l'activité de télémédecine de l'interdiction. Enfin, votre indépendance professionnelle (R4127-5) n'est restreinte par aucune clause : aucun objectif de validation, aucun quota, aucune conséquence à un refus. Ces analyses sont soumises à un avocat en droit de la santé et vous seront remises par écrit.

Que deviennent les données de santé de mes patients ?

Elles sont traitées comme des données de santé au sens de l'article 9 du RGPD et hébergées chez un hébergeur certifié HDS, conformément à l'article L1111-8 du code de la santé publique — c'est une condition non négociable de la mise en production, pas une option. Le patient est informé et consent explicitement. L'accès aux données cliniques est réservé aux professionnels de santé intervenant dans sa prise en charge, dans les limites de l'article L1110-4. Les données ne sont ni vendues, ni cédées, ni utilisées à des fins publicitaires. Chaque acte de télémédecine respecte les conditions d'authentification du praticien, d'identification du patient et de traçabilité prévues à l'article R6316-3.

Concrètement, combien de temps cela me prend-il ?

Deux temps distincts. La validation de l'ordonnance se fait de façon asynchrone, sur un dossier déjà structuré : quelques minutes de lecture, avec la possibilité de modifier ou de refuser en un geste. La visio dure 15 à 20 minutes, sur des créneaux que vous ouvrez vous-même, y compris deux par semaine. Il n'y a ni prise de rendez-vous à gérer, ni relance, ni compte rendu à rédiger de zéro. Le pilote proposé porte sur cinq dossiers, ce qui représente environ deux heures au total, réparties comme vous le souhaitez.

Un questionnaire ne remplacera jamais une vraie anamnèse. Qu'est-ce que cela change à ma pratique ?

Nous sommes d'accord, et le circuit n'a jamais prétendu l'inverse. Le questionnaire couvre le factuel — antécédents, traitements, habitudes, symptômes — pour que vos quinze ou vingt minutes portent sur ce qui exige un médecin : l'écoute, le contexte, ce que le patient ne dit pas d'emblée. La biologie ne suffit pas : un bilan normal chez quelqu'un d'épuisé ouvre une question, il ne la ferme pas, et c'est le praticien qui décide s'il faut regarder du côté du sommeil, du stress ou du rapport à l'alimentation. Pour votre pratique, cela change deux choses : vous voyez des patients en amont, en prévention, avec une biologie déjà objectivée ; et lorsqu'un patient relève d'un suivi plus long, il vous arrive en cabinet déjà documenté.

Et si je juge que l'outil se trompe, ou qu'un seuil est discutable ?

C'est exactement ce que nous cherchons. Chacun des 12 marqueurs recalibrés est documenté avec sa référence et une appréciation honnête du niveau de preuve ; là où la fenêtre proposée relève d'une position défendable mais non consensuelle — c'est le cas du magnésium érythrocytaire, de la TSH resserrée ou de la B12 dite optimale — c'est écrit noir sur blanc. Tout seuil que vous contestez avec une référence est corrigé, et la correction est tracée. Une critique n'est pas un incident : c'est la seule validation qui compte, et un contrôle automatisé interne ne la remplacera jamais.

Et si le projet s'arrête dans un an ?

C'est un risque réel, et c'est pourquoi rien ne vous engage. Pas d'exclusivité, pas de volume, pas de contrat-cadre, pas de durée. Vous testez cinq dossiers, vous jugez sur pièces, et vous arrêtez si la qualité ne vous convient pas. Les patients que vous aurez vus restent vos patients, avec leurs comptes rendus, transmissibles à leur médecin traitant. Le fondateur a parcouru lui-même le circuit en tant que patient avant de le proposer à un médecin.

Voir l'outil par vous-même

Le questionnaire est en accès libre : quelques minutes suffisent pour juger de la qualité de l'anamnèse et de la proposition d'ordonnance.

Essayer le questionnaire →

Une question, une remarque, un désaccord ? contact@stitchsante.fr